Les p’tits ajouts du vendredi
– ce soir n’oubliez pas, c’est la nocturne au Van Gogh Museum… c’est à dire moins de monde, moins d’attente, et une atmosphère unique au milieu des toiles oniriques.
– les copains d’Overdose.am, un magazine culturel, recommande pour mes oiseaux de nuits amateurs de techno & house music, une soirée demain dans un lieu vraiment spécial. A découvrir par là.
– un petit complément d’informations sur Het Spinhuis, que j’ai mentionné rapidement dans mes suggestions hebdomadaires et qui programme ce soir un spectacle en anglais sur »le retour de Marx ». Cette cave dissimulée dans un pont du Jordaan est l’un des derniers lieux où l’on peut faire l’expérience de la culture des »squats » et des »espaces libres » propres à Amsterdam – culture qui bien malheureusement se perd. Soit un espace intelligent, en auto-gestion, où il fait bon étudier, débattre et se cultiver.
– de la danse, des films d’horreur et plus de concerts sont suggérées dans le corps de l’article !
L’été indien..
Restera, restera pas ? Demain nous le dira. No expectations, anyway.
Jamais.
Et pas sur que ça m’importe de toute façon – en cette fin octobre chatoyante pas sure d’avoir très envie de courir après l’soleil. Ni chaud ni froid et dans l’incertitude quoiqu’il en soit je pédalerai, je ferai défiler les pavés sous mes roues affutées, et comme dans un film animé j’regarderai les carrés des fenêtrons tout illuminés miroiter sur l’eau des quais.
Que ce soit pour profiter des derniers beaux jours ou apprécier la brume qui transforme Amsterdam en décor burtonien (ou janssonien – ma nouvelle trouvaille…), enfourchez un vélo et laissez vous guider.
[Parenthèse culturelle et décousue : flaneren en néerlandais veut dire se pavaner,
j’étais étonnée de l’apprendre aujourd’hui.]
Quitte à faire mon cinéma donc, après avoir flâné, autant jouer au-delà de l’Ij.
Je dis »jouer » pour le rythme et l’nombre de pieds. Mais en vrai dans l’Eye, je vais observer.
Je veux regarder, analyser, me divertir. Je veux m’oublier à l’ombre dans mon rôle préféré : un regard dans la pénombre, concentré, amusé – celui de la spectatrice invétérée.
Dans ce cadre magistral et aquatique qu’est le musée du Cinéma aura lieu cette semaine la nouvelle édition du Klikfestival – festival du film d’animation. Soit une excellente occasion de prendre le ferry et de sortir des canaux battus. Les programmes sont internationaux (certains français !), la grande majorité sous-titrés en anglais, un bon nombre sont muets. Vous trouverez l’intégralité du programme ici.
Et si vous voulez savoir mes événements coups de coeur, les voilà : demain soir j’irais bien au Best-off de l’édition précédente, mercredi soir assister au film français Long Way North – Tout en haut du monde est une option, jeudi j’hésiterai je pense entre Ceci n’est pas une animation, Kalhil Gibran’s The propret et Things have feelings too, samedi la soirée de clôture Klik! Klik! Boom! Party! au fil de l’eau me fera sacrément de l’oeil j’en suis sure et je finirais bien ma semaine sur le programme Arab spring and fall dimanche.
Vous l’aurez saisi, aujourd’hui je saute du coq à l’âne et d’une idée à l’autre, alors voici en vrac et en pèle-mêle ce qui m’inspire d’autre pour boucler ce 10eme mois.
Si j’avais un jour libre pour flâner j’irai bouder. Bouder Van Gogh, le Rijks et l’Hermitage et découvrir ce petit musée insolite dont on m’a tant parlé, le Bijbels museum et son expo temporaire ludique sur la signification des jours fériés. Ou peut être bien que j’irais me pavaner après avoir chiné à la clarté des lumières rouges, aux improbables et bien gardées Petites Puces qui collectionnent les pièces vintage et créent de chouettes merveilles. Surement aussi je m’évaderais des beaux quartiers, poussant une vitre et telle Alice tomberais dans un terrier. Un terrier, lumineux et rempli d’oeuvres, de coussins, de bizarreries et dans l’atmosphère cotonneuse de la galerie d’art Home of Art, au son du vieux piano désaccordé je bouquinerais, je regarderais l’automne et les feuilles tomber.
Et puis un marché d’art »abordable », tel qu’il s’autoproclame ? Dans le bénéfice du doute, pourquoi ne pas tenter…
Mes nuits ces prochains jours seront peuplées de notes. J’irai faire mentir Low, jeudi au Paradiso. Et si l’envie me prend je m’incrusterai dans les voutes et la pierre de cette ancienne église réaffectée pour profiter tout le week-end de l’appel Londonien (et enfin me forger mon propre avis sur Spiritualized!). Ou alors, plus électro que pop-psyche je prendrais le risque de l’inconnu vendredi au Studio 80. Des sons et des mystiques qui me transcendent samedi soir au OT301 et plus légèrement du rock n roll fifties en plein air ce dimanche.
Mes nuits ces prochains jours seront peuplées de mots – de mots et puis d’images, de mots et de mouvements, tableaux synesthésiques. Des histoires oui, comme une gamine je les bois avidement et ça tombe tellement bien car un festival de Storytelling commence ce week-end (événement international). Assister au retour de Marx sous un pont du Jordaan titille aussi ma curiosité. Ou bien me repaitre des émotions suscitées par la poésie du nouveau spectacle de danse d’Alain Platel au Stadsschouwburg. Célébrer Halloween de façon bien curieuse au FilmHuis Cavia en me faisant un marathon de films d’horreur est encore une idée.
Dans la fébrilité de ce lundi qui s’étire en douceur, dans la mélancolie des réverbères sans allumeurs, dans l’odeur âcre de la cigarette du dernier cycliste pressé, je vous souhaite une excellente semaine.
