Semaine du 28 mars au 3 avril

Au moment où je m’élance dans l’écriture des suggestions, le soleil pointe le bout de son nez et en ce lundi de Pâques j’irais bien me prendre un café chez le meilleur torréfacteur de la ville : Lot Sixty One, sur Kinkerstraat. Et quitte à me promener dans ce quartier, pourquoi ne pas flâner au marché du Ten Katemarkt et y faire un stock de superbes humus faits maison ? (Cherchez l’un des derniers stands tout au bout de la rue). Ou alors baguenauder tranquillement dans le parc du Westerpark, et entre les hérons et les canards faire une petite pause bière dans le parc culturel du Westergasfabriek.
Ah et puis tiens, Sandra vient de me parler d’un restaurant Indonésien où mes papilles iraient bien saliver ce soir, c’est l’Indonesian Kitchen.
Une journée en douceur, donc, parce que la semaine qui suit sera intense !

Mardi soir, si la question vous intéresse et que vous parlez anglais, suivez moi à l’International Institute of Social Studies pour une conférence sur la crise des réfugiés en Europe. Plus léger : avez-vous entendu parler de Happylab ? Cette initiative française a un projet porteur : remettre l’humain et son bonheur au centre. Pensés comme des espaces de partages, Happylab organise souvent des cafés-rencontres, qui débarquent depuis peu sur Amsterdam. Pour vous inscrire pour demain soir, c’est par là.
(Sinon, il y a aussi une English comedy night si vous avez envie de simplement rigoler.)

L‘art sera à l’affiche au Westergasfabriek pour la cérémonie d’ouverture du festival UNFAIR. On vous reparlera du programme complet ce week-end, mais vous pouvez déjà avaler les petits fours tout en assistant à des performances ce mercredi.

On reste dans la même thématique jeudi, qui annoncera l’ouverture d’une grande exposition sur Andy Warhol  au Musée Jan van der Togt d’Amstelveen. L’occasion de faire une jolie promenade en vélo par exemple, de passer devant un moulin et de longer l’un des plus grands parcs de la ville pour s’y rendre.
Plus central, moins classique, le Rijksmuseum vous parlera fashion cette semaine également.
Si vous parlez un peu anglais, je partage ici un bon plan pour les amoureux de plantes, de sciences, de vieux livres et d’utopie : le collectif -au nom à coucher dehors, passez moi l’expression- Glubbdubdrib organise une série de 7  »expéditions » dans la ville dans les prochaines semaines. La première aura lieu dans la librairie du zoo Artis, un lieu mystérieux dont les portes ont été fermées au public pendant… 70 ans ! L’entrée inclue une conférence de Erik de Jong, professeur de Culture, Paysages et Nature à l’UvA, sur l’histoire du lien entre l’homme et la nature ; ainsi que des installations artistiques et une visite des lieux.

Danse, les plus audacieux se rendront dans le splendide Stadsschouwburg (théâtre de la ville) pour la 1ère de In Spite of Wishing and Wanting, de Wim Vandekeybus. Ce spectacle sorti en 1999 avait fait l’effet d’une bombe, il revient aujourd’hui avec une nouvelle distribution de danseurs. Sur la musique de David Byrne, des tableaux se succèdent universels, nous évoquant la peur, le désir d’affection, le pouvoir du sommeil. Pour plus d’infos en français, je vous renvoie sur la page de présentation réalisée par le Quaternaire.
Vous pouvez aussi décider d’aller fêter le presque week-end au Pacific Parc, qui fête ses 11 ans. Au Pacific, on peut manger et boire des coups, c’est sympa, le lieu est chouette. Mais surtout à 22h les tables s’envolent et vous voilà prêts à rockabiller, swinger, virevolter… Et pour info, ils fêtent leur anniversaire sur 3 jours !

Pour le week-end, je vous concocterai un petit programme sur-mesure vendredi, mais en attendant sachez déjà que je vous annonce : de très belles line-up (et même un vrai frenchy de l’électro trèèès connu nous fera l’honneur de sa présence à Amsterdam) pour mes oiseaux de nuit, la France à l’honneur encore avec Berri et Fassbinder pour les passionnés de 7eme art, de la bière à flots, du vintage par kilos pour les fashionistas, plein de concerts en tous genres (genre de l’insolite néerlandais au 4ème étage, de l’influence hindoue dans un temple du jazz, des notes mélancoliques et des couleurs abstraites au goût de malte, du rock encore, du boogie, de la salsa et du rollerdisco…). Et j’ai même gardé le meilleur pour la fin : une bataille géante de polochons sur la place du Dam, ça ne s’invente pas!