Semaine du 31 août au 6 septembre

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C’est la rentrée, rangez les bikinis, sortez les parapluies et les manteaux gris.
Pour contrebalancer le phénomène  »Septembre », les grosses boules dans le ventre et les photos de bambins (en pleurs) devant des grilles d’école (qui ont littéralement déferlées sur mon Facebook ce matin), je vous livre (avec joie) mon emploi du temps (insolent) de la semaine, mon agenda (de sorties), mes rendez-vous (pour-sourires) à ne pas manquer… afin de faire durer encore la légèreté.

Ce soir j’irai manger au Foodhallen, cet immense marché couvert aux milles stands qui embaument. Ce soir j’irai penser les conséquences post-coloniales dans l’expression artistique africaine (In dialogue II, questioning the Explorer, discussion autour de l’exposition Simuda Nyuma – Forward Ever Backward Never / événement gratuit et en anglais – Framer Framed). Ce soir j’irai danser, le swing toujours.

Demain mercredi c’est au café Harlem que j’irai me gaver des meilleurs nachos in town (true story !). Il me faudra bien ça pour me remettre d’avoir gravi toutes les marches qui m’auront mené au jardin le plus proche de Dieu (installation d’art sur les toits de la Oude Kerk – entrée 10€, jusqu’au 5 septembre uniquement). Et le soir j’irais écouter Lonnie Holley au North Sea Jazz Club.

Jeudi sera chargé : le soleil dans mon dos je quitterai la ville à vélo et sur la route de Haarlem je m’arrêterai à Halfweg (qui signifie littéralement : à mi-chemin… et oui, pourquoi faire compliqué ? Halfweg est à mi-chemin exactement, entre Amsterdam et Haarlem!). A côté de la gare Charlie m’accueillera avec un bon repas dans son coin de paradis : le Kas-Kantine SugarCity, une ferme urbaine et durable, un beau projet assez utopique et déjà bien lancé. Surement que je vous en reparlerez…
De retour sur Amsterdam ce sera soirée à thématique  »dilemme et 7eme art » : le controversé Timbuktu au ciné des expats, ou sur les toits de la fac pour Que oras ela volta (possibilité manger, DJs en avant première et vue incroyable sur la ville !) ?

Ce week-end, comme souvent, je vais devoir user de mon don d’ubiquité. Déjà vendredi j’irai à l’Arcam, centre dédié à l’architecture, pour visiter l’exposition gratuite LIVE WITH LIFE, qui offre une réflexion sur l’urbanisme. Puis j’irai écouter Chris au piano lors du vernissage de la nouvelle exposition de la petite galerie Home of Art. Le soir, avec une impatience très mal contenue j’embarquerai tous ceux que j’aime une nouvelle fois au Noorderlicht, pour la soirée New Seeds. Et sur des notes venues du grand Nord (les excellents musiciens de Gidge, surtout), je me laisserai planer, savourer et dériver…
Ce week-end je me ferai également une (dernière) ventrée de festivals : le Bacchus Wijnfestival dans le bois d’Amsterdam, le Jordaan festival dans les canaux, le Taste of East festival à l’Est, le Cavia’s free film festival à l’Ouest, ou encore la Sziget party samedi dans la charmante friche du bar Roest. Pourtant dans tout ça je n’oublierai pas d’aller faire un tour à la journée Portes Ouvertes de l’Institut français (bonne occasion de rentrer dans ce magnifique bâtiment qu’est la Maison Descartes, qui est malheureusement menacé…)

Mais en fait, je suis une menteuse. Car ce week-end surtout, je partirai. Aux premières lueurs samedi je prendrai le train puis le ferry et tout là haut, sur la mystérieuse île de Terschelling, dans le tourbillon d’un village entier qui se transforme en dance-floor 50’s rock’n roll, je danserai…

(En ce premier septembre qui pique un peu, j’envoies toutes mes pensées à Sarah et Denis qui quittent leur Amsterdam – avec des promesses de retour plein les sacs ; à Bea, qui elle manquera sa rentrée à cause d’un gros bobo, et à mon petit ange catalan qui bien au Sud fait ses premiers pas à l’école…)