Semaine du 18 au 22 octobre (ADE)


Non ce n’est pas la politique du moindre effort que j’aurais soudainement adoptée. C’est juste qu’après avoir enfin mis en ligne le premier épisode de notre vlog – webserie consacré à Amsterdam, il convient de fêter ca dignement. Et qu’il n’y a rien de tel pour célébrer que d’aller danser jusqu’au bout de la nuit.

Amsterdam Dance Event
Et ca tombe bien : cette semaine c’est l’Amsterdam Dance Event (ADE), soit le plus gros festival de musique électronique au monde – rien que ca. 2000 artistes invités, 365.000 visiteurs l’an dernier, des sets bien sûr mais également des cycles de conférences pour les professionnels. La ville toute entière est de la partie et il vous sera bien difficile de l’éviter. La quasi-totalité des institutions culturelles sont réquisitionnées associées à l’événement, d’une façon ou d’une autre.
[Pour mes lecteurs qui vraiment vraiment vraiment n’aime pas la musique, vous trouverez en bas de l’article quelques idées pour occuper la ville sur un autre terrain cette semaine !]

Le magazine Dure Vie vous a fait une sélection d’événements et de soirées par ici, je vais y ajouter bien sur mes petites suggestions. Une précision : vous n’êtes pas particulièrement un oiseau de nuit ? Vous avez l’impression que vous avez passé l’âge ou vous n’avez jamais aimé vous trémousser sur des sons indistincts ? Vous pensez que ce festival se résume à des BOUMS-BOUMS, des flashs aveuglants et une consommation  indue de substances (il)licites.
Et bien sachez quand même que l’ADE fait exploser le cadre conventionnel de la  »musique électronique » et que chacun peut y trouver son compte. Par exemple, un maitre de la musique contemporaine (au sens  »classique » du terme – quel paradoxe !), Philip Glass partagera  l’affiche le temps d’une soirée avec l’artiste expérimentale Laurie Andersen. Il y aura aussi des sélections de films et documentaires projetés, d’événements de tout genre associés. Tout ca pour vous dire que bien plus qu’une simple ville qui bascule en pleine effervescence, l’ADE peut aussi être l’occasion de rêveries sonores, de découvertes harmonieuses, de moments de grâce électro-acoustiques
Pas convaincu ? Tenez, écoutez plutôt et laissez vous rêver.


Mon programme alors ?
– Demain après avoir virevolté au rock n roll comme tous les mercredis chez Clandestien, j’irai voir Raving Iran, documentaire sur 2 rebelles de la scène techno – et forcément underground – iranienne, projeté en avant première de l’IDFA ; puis je courrai à l’Est au Studio K, voir un autre documentaire sur l’émergence de la musique électro aux Pays Bas dans les années 90’s, et surtout apprécier les sets de MILD PANIC & FIEN (et les déhanchements sans pareil de leur ingé-son en mini-short vert !)
– 
Jeudi personnellement je me la jouerai Madame Night – comprendre  »artillerie lourde » : une jauge immense, Ame, Dixon, Tale of Us, pour ne citer qu’eux, à l’affiche – une vibe berlinoise et pas dépourvue d’émotions. Mais pour les fans sachez que Fakear passera au Melkweg pendant ce temps là…


Vendredi, je me remettrai en douceur en allant buller et m’évader avec la planante Kaitlyn Aurelia Smith au De School. Et peut être bien que j’y resterais peut être pour la nuit


Samedi si j’étais dans les canaux et pas en territoire belge ce serait au Marktkantine que je serais allée m’éblouir : le solaire (même Télérama le dit !) John Talabot, rien que ca et il reste quelques places…


Et dimanche, j’en ai déjà parlé, mais cela aurait été la rencontre au sommet Glass/Anderson.

Difficile de faire un programme exhaustif sur un programme aussi complet : je n’ai pas mentionné NDSM qui se met à la fête pour une immense  »pyjama party » ; ni le Dutch National Opera qui rejoindra les lampions de l’ADE sous ma serre fétiche du Noorderlicht ; ou encore Four Tet qui passe au School ; Legowelt et I-F dans le nouveau club si attendu qui vient d’ouvrir dans la tour ADAM ; le Breakfast Club, que je manque imperturbablement depuis 5 ans maintenant – où on se déhanche avec croissants et jus de fruits en main ou encore nos p’tits chouchous du label français Versatile, Acid Arab qui n’en sont plus à leur première venue sur les canaux…

 

Bref… vous l’aurez compris il y a de quoi faire cette semaine.
Mais que se passe t’il si vraiment, rien à faire, vous n’aimez pas  »cette » musique ?
Et bien l’avantage c’est que le reste de la ville sera à vous : vous pourrez vous passionner pour l’Iran vendredi ET dimanche, assister à une soirée de story telling dans un repère calfeutré et chatoyant, faire la fête sur un bateau de pirates pour éviter les clubs bondés, aller échanger vos vêtements vieillissants et faire plein d’heureux (!) ou encore finir dans le plus simple appareil au coin du feu après un sauna rassérénant, loin de cette société électrisée.

Bonne fin de semaine et à très vite – j’suis bien certaine de vous croiser !

Semaine du 10 au 16 octobre

Clementine - A khubettes life

Sous un pont près de la gare centrale, des bouteilles d’Amstel vides s’amassent sur une citation populaire – ah quel plaisir d’explorer l’écume des murs d’une ville tant aimée.

Amsterdam is een stad om terug te komen.

Amsterdam est une ville qu’il est bon de quitter pour mieux y revenir.
Cela va faire 5 ans que j’en fais l’expérience. A toi l’inconnu, qui y vient et revient cette semaine, laisse moi rendre hommage à la sagesse populaire. Laisse moi guider ton retour – et ton atterrissage.

Fêtons la victoire de la France contre les Oranje hier, et, beaux joueurs, allons faire honneur à un patrimoine culinaire traditionnellement néerlandais – je t’emmène dans la petite cantine du Lalla Rookh et te laisserait ensorcelé par ces saveurs outre-atlantiques.

J’aimerais que tu sois encore le minot que laisse entrevoir ton sourire de Gavroche de province, ce n’est pas le cas je m’en désole – mais si tu avais un kid dans ta poche, nous l’enverrions direct à L’Ecole de français ce mercredi pour un atelier qui joue avec les feuilles d’automne. Ce n’est pas le cas, je m’en désole et le dilemne sera cornélien : danser jusqu’en perdre haleine sur des airs rock n roll ; se laisser submerger par les notes subtiles, jazzy and world, d’Aurelio project qui présentera son nouvel album dans une petite salle encore teintée de mystères ou aller rire jusqu’à s’en étirer les maxillaires dans mon antre (NB : j’ai retenu maintenant, ce nom est masculin) squatté du MixTree – quelle option serait la plus susceptible d’esquisser ton grand sourire ?

Jeudi un petit tour à l’expo jubilatoire consacrée aux machines folles de Jean Tinguely au Stedelijk, suivi d’un Balfolk chez les chaleureux iraniens du Mezrab. Ou une petite grimpette dans la salle conviviale de l’Ouest, Mountain Network. Qu’est ce que tu en dis ?

Vendredi après un gouter pantagruélique au Winkel – les meilleures appeltaart de la ville ! – je te ferais bien découvrir un bateau de pirates tout bleu et malicieux. Si tu aimais les clubs et leurs ondes planantes, je laisserais mon scepticisme au placard et ce serait au Shelter qu’on irait passer 2 nuits de test : grand lancement dans la ville de ce nouveau temple de la fête tellement attendu.

Ce week-end, plein d’improbables – pour te faire mordre à pleines dents le gout acidulé de l’inattendu que tu as l’air d’aimer. Un week-end de l’anatomie humaine dans le petit musée-cabinet de curiosités du Vrolik. La proposition te parait déplacée ? Ne t’inquiète pas j’ai en réserve un festival des fruits de mer et un autre de sushis pour remettre d’aplomb ton estomac ébranlé…
A ton cerveau d’être stimulé – parce qu’Amsterdam a aussi cette capacité à remettre les méninges en branle – après un tour au Brainwash Festival. Deux jours consacrés à la réflexion philosophique et sociale – sais-tu que même mon idole, ma reine Chimanda Ngozi Adichie sera de passage dans les canaux pour l’occasion.

Musique – les plus nostalgiques d’entre nous iront passer une soirée avec Yann Tiersen au Carré. Moi j’y préférerais une line-up futuriste dans un jardin du Nord, une déferlante rock au Paradiso, l’extase joyeuse d’Ata Kak au Marktkantine, ou du hip-hop bien frenchy au MixTree.
Et pour clore ce retour culotté j’irais tester ton audace dimanche soir dans le Nord, autour d’un bon feu de joie et d’une caravane-sauna.

Tu reviens sur tes pas, dans le sillon de mes roues, sur les traces de mes petites joies folles et amstellodamoises – je ferais tout pour entourer ton retour de mes pépites frivoles et mes exaltations fragiles. Mais accepteras-tu le bonheur simple ?

Semaine du 26 septembre au 2 octobre

C’est lundi – c’est comme une bombe dans l’cérébral. Faut que ca enquille, que ca dépote, que ca fuse – qu’la semaine enchaine comme les pensées acerbes, abruptes, abstèmes. J’la veux cinglante cette succession d’sept jours précis ; j’la veux violente et empirique, spot on et ironique. M’esclaffer jaune et que l’onde en tremble dans les nuits troubles. Amsterdam ma si douce, c’début d’automne je vais t’éreinter, te dézinguer. Te consumer.

Christel Mitchell - sheDark je commencerai à la galerie Toon et au milieu des clichés glauques et sublimes de Christel Mitchell, j’déambulerai.
Slightly nostalgique en ce lundi, rien n’est moins sur – pourtant je sais qu’au fond de moi
un petit bout de mon coeur d’gamine rêverait [honteusement ?] de s’pointer au Paradiso pour rendre hommage à Bono

Demain soir, Cassel, La Haine et mes souvenirs adolescents : ca va, on reste dans le thème.
Un rock indé qui déferle depuis sa Brooklyn natale et fait bruisser dans mon esprit enfiévré le beat strident de l’urgence et de la fuite : les sulfureux DIIV au Paradiso, à ne pas manquer.

Amsterdam – Zagreb – Utopia : une soirée consacrée à l’urbanisme dans un joli cinéma sur le canal – plus précisément à cette distortion entre l’utopie et la réalité du paysage urbain, la menace d’une ville disloquée, chaotique, dystopique qui inspire les cinéastes – cet événement est en néerlandais, et siéra parfaitement à mon fatalisme latent.

Tel Gepetto, il mouvait ses sculptures d’un supplément d’âme : Jean Tinguely, créateur fou à l’esprit dada, inventeur de machines à dessiner, artiste mécano dans tous les sens du terme, sera à l’honneur au Stedelijk museum à partir de jeudi.
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Jeudi soir toujours, pour lancer le week-end, y aura l’embarras du choix : du Klezmer dans un repère iranien chatoyant, un classique du 7eme art mexicain dans un squat dédié au cinéma (mais vous avez intérêt à maitriser l’hispano-dutch…) ou la petite bombe britannique Låpsley au Melkweg – seulement si un brin de douceur ne déclenche pas en vous des crises d’urticaire.


J’vous ai habitué aux week-ends à buller, à s’évader, à chiner dans la quiétude aquatique. J’en ai encore à la pelle des suggestions rose-bonbon, tout droit sorties de mon p’tit monde insulaire, imaginaire et sans vague : un bateau de pirates comme un rêve peint en bleu qui se met à la fête, San Proper sous une serre bien gentiment hippie ; du swing en mode électro dans une mignonette salle du Nord ; le mensuel Ij-Hallen – plus grand marché aux puces d’Europe pour mes férus de frippes ; le navire-ivre du Nemo qui ouvre gratuitement ses portes à la science ce week-end (principalement en néerlandais…) ; un squat d’artistes foufous, encore assez peu connu, à visiter en sourires et en musique ; un jardin enchanté qui organise des jeux et de quoi s’en mettre plein la panse pour lutter contre le gaspillage alimentaire ; des rythmes cubains pour s’emballer chez Hannekes ; un sauna bien impudique et tant aimé pour enfin finir la semaine ou encore les sonorités relaxantes des joueurs de Hang Massive en tournée sur Amsterdam (et au fait si vous n’avez jamais entendu parlé de ce très recherché instrument, c’est par là..)

Début octobre, moi, j’veux rien d’tout ca. J’me la jouerai solo – ciao bella – et pour ne plus m’vautrer dans la candeur, j’serai même prête à pousser les portes immondes du Heineken Music Hall (c’est dire!), arrimer ma carcasse froide et brinquebalante au rythme des notes sourdes de Moderat, et me complaire impassible dans mon indifférence.

 

Week-end du 23 au 25 septembre

maisons aurélie SalmonQu’as tu fait cette semaine, sur les canaux ?
Moi lundi, j’ai sillonné – les deux fleuves et leur confluence ; et les passerelles qui tremblaient sous mes pas amourachés. Mardi j’ai volé, par delà les collines ambrées ; sur le plateau et l’esplanade, j’ai rêvé (haut) dessus les traboules. Mercredi j’ai plongé – yeux dans les rives qui scintillent, sur les cimes crayonnesques, dans les mots doux de l’Astragale, parfois trop rudes de la vie – et mes bras nus au p’tit soleil de la Guill’ dans la douceur d’après-midi. Jeudi voyez-vous, je me suis lovée : près des nuages, dans mes coussins ; la journée recroquevillée pour oublier encore une fois ce que signifiait abdiquer.
Vendredi retour case départ – quatre jours lyonnais, une presqu’île, qui ne sauraient m’écarter plus de mon idylle néerlandaise. Car après tout, j’suis pas une île et mon il restera une ville aux milles îles et sans colline, aux milles ondes sans envol… qu’il me tarde de regagner.

Inspirée, comme vous le voyez après ma pause en pleine semaine, ce week-end je ne saurais trop vous recommander de :

Vous en mettre plein les mirettes : faire un tour au festival de photographie UNSEEN sans oublier les nombreux ateliers (en anglais) qui accompagnent la programmation – comme celui ci par exemple

Dessiner : se promener en esquisses sur la berge de NDSM et admirer, voire crayonner vous même la ville sous vos yeux (Amsterdam Drawing 2016) – ou plus encadré et en français, mais un peu dans le même esprit participer à un atelier samedi après-midi à l’Ecole de français avec l’illustratrice Aurélie Salmon.

Vous faire plaisir : flaner sur un marché sacrément hippie dans un village loin loin dans le Nord – rester zen sur une petite plage urbaine pour bien commencer le week-end en médiation – dénicher du vintage et de la griffe design à gogo pour les férus de pièces originales – dans la Kinkerstraat ce samedi, pour profiter de la rue et des boutique qui s’animent en musique – la musique américaine à l’honneur pour un après-midi Nashville.

Sortir des sentiers battus : découvrir le quartier Zuid, sous un nouveau jour ! – histoire de jouer sur le tableau improbable : aller au cinéma dans une ancienne école transformée en temple de la nuit électro… le tout en journée ! – et pour ne rien perdre des bonnes habitudes et relâcher la pression après une grosse semaine de travail : squatter un sauna dans un jardin bien impudique du Nord, le tout en musique !

Ecouter des histoires : des histoires de nulle part ce vendredi (événement en anglais) – des histoires du vaste monde ce dimanche au Mezrab à l’occasion de leur festival de story-telling.

Faire la fête, danser, buller – au choix : de l’insolence dans un repère punk , des rythmes jazzy et funk dans le Nord, le label indé français Antinote qui se produira dans le mythique squat du OT301, et un sorcier des platines au School.

Bon week-end !

Semaine du 5 au 11 septembre

Depuis 3 jours, ma time-line Facebook me stresse : gamins en pleurs devant des grilles d’école, parents désemparés, étudiants dans l’expectative, grands-parents soudainement esseulés. Très peu de raisons que cela m’atteigne voyez-vous ; les joies des saisons et de l’auto-entreprenariat me préservent de ce stress marronnier. Et pourtant… Et pourtant chacun de ces rappels m’envoie une décharge en pleine figure.
Non, non non non, je ne veux pas de cette rentrée omniprésente – à défaut de prendre le large, j’vais conjurer le sort : avec mon lac et mes canaux, mes bouquins et mes sons, on va prolonger l’été blanc.

Rentrée - A khubette's lifeEt pourtant, j’aurais beau tout tenter, j’pourrais pas y échapper… La rentrée est partout. Les institutions culturelles les premières. Alors autant en profiter… Petit aperçu hebdomadaire :
Toujours le FRINGE festival sur Amsterdam, jusqu’au 11 septembre. Soit de la danse, de la musique, des performances et tout un programme aussi gratuit. Un spectacle qui a attiré mon regard ? Bake that awesome cake, qui reprend et met en scène avec cynisme et ironie des personnages découverts dans des vlogs et tutoriels youtube (spectacle 75% en anglais, 25% en néerlandais).
– La rentrée dans la petite galerie Home of Art avec l’installation Bless you for your fear. Un mur de textiles et d’encre à découvrir, et même en musique et impro le 11 septembre. Et c’est toujours un lieu où passer son temps agréablement, une oasis de calme dans l’effervescence du quartier des musées.
– Deux soirées qui se ressemblent ce mercredi : de la danse, du théâtre, de la musique et de l’art graphique, dans un jardin du Nord cette fois – ou de la danse également alliée à l’art visuel dans mon squat favori du OT301.
– Un week-end festif consacré à l’art aussi, sous toutes ses formes au Roest ce week-end.
– La rentrée au Huis Marseillemusée consacré à la photographie – et comme vernissage ce samedi, l’exposition de Scarlett Hooft Graafland. Cette artiste néerlandaise a photographié ses voyages… Et perso elle me fait rêver !
– Du théâtre et de l’impro : Mr Théâtre organise des ateliers en français sur Amsterdam, et nous emmène samedi soir à la découverte de son univers.

Pas mal de toiles à se faire cette semaine également…
– En français : L’Echappée belle, fondation pour la promotion de la culture française organise un cycle Simenon au cinéma Het Ketelhuis. On commence ce soir avec Betty, à 19h.
– Un (déjà) classique : Intouchables ce soir, les pieds dans le sable au Dok.
– Une soirée thématique plus grave à l’Eye ce mercredi, consacrée aux migrants.
La première, toujours à l’Eye, du chouette projet irlandais Bodkin Ras, à découvrir plus par là
– Pour les plus néerlandais d’entre vous, la suite du cycle consacré à Wan Pipel – l’illustre directeur surinamien dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois.


Je reprends ce petit agenda, pour les compléter les suggestions festives du week-end à venir :
Insolite – le rendez-vous mensuel du Ij-Hallen, le plus grand marché aux puces d’Europe dans les docks d’Amsterdam ce week-end. Egalement ce week-end, l’Open Monumentendag, l’équivalent de nos  »journées du patrimoine ». Pour les plus néerlandais/expats d’entre vous, cette petite carte est un bon résumé des activités proposées, parcours urbains et monuments ouverts ces 2 jours. Pour les autres, vous trouverez ici la liste des bâtiments ouverts au public.
Concerts – pas mal d’évènements divers et variés : du rock 70’s, psyche et japonais au Nieuwe Anita ce soir – ou au Muziekgebouw un saxophoniste capable de vous faire planer dans de hautes sphères électriques et expérimentales, oui Colin Stetson (dont les collaborations sont souvent des plus improbables – comme ci-dessous avec Sarah Neufeld de Arcade Fire !) va venir faire tripper et trembler cette immense verrière ! Samedi, laissez vous envouter par des notes qui défie les lois des genres et des frontières (influencé du jazz jazz, rythme des Balkans et traditions persanes…), avec Arifa dans mon repère-cocon du Mezrab.
Pour mes oiseaux de nuit –  Pour vous qui voulez gouter la nuit électrique le long des canaux : options plein-air et bucolisme (oui j’aime inventer des mots !) au festival Into the Woods ; plein air toujours, plus hollandais le long des docks ; plein air encore – sur une plage urbaine qui fête son anniversaire !
Vous ne saurez résister au sombre appel des clubs ? Tentez le MixTree pour de la dub ce soir, des sets undergrounds au Radion, un soleil de minuit au Marktkantine ou une longue insomnie de techno féminine au Dépôt ce dimanche !

Bon week-end à tous !

Week-end du 19 au 21 août

IJsselmeer

Après trois jours sur une ile déserte, Anne revient toute inspirée !

Pour bien profiter de cette mi-août ensoleillée sur les canaux, vous pouvez :

développer un goût pour la musique classique : en profitant du superbe Grachtenfestival dont la soirée de cloture est ce dimanche et en assistant ce samedi à un concert sur l’eau en plein coeur de la ville peut être même en présence du roi (gratuit)*, ou plus improbable en dansant sur le pont du bateau Odessa qui accueillera une  »rave » sur des notes de Strauss, Chopin ou encore Bach. A noter, pour une touche plus contemporaine, que l’illustre compositeur Philip Glass sera de passage sur Amsterdam, à l’occasion d’une rencontre au Stadsschouwburg (en anglais).
Et si c’est le jazz votre tasse de thé, prenez le train direction La Haye
* NB : si les canaux ne vous branchent pas trop, d’autres concerts ont lieu dans différentes localisations de la ville, dans des clubs ou des théâtres par exemple…

Vous cultiver : à L’école de français, lors d’une rencontre littéraire consacré au livre Le Collier rouge, de Jean-Christophe Ruffin. Au Van Gogh museum pour découvrir la sulfureuse exposition temporaire consacrée au maitre Aux confins de la folie. En faisant un tour sur le terrain maritime tout le week-end lors d’un festival inspiré par les nouvelles technologies et les recherches sur la réalité virtuelle (et c’est gratuit !). Au Martin Luther King parc pour fêter le centenaire d’un festival de théâtre, mime, danse et musique De Parade (certaines performances sont en néerlandais). Ou encore en allant se faire une toile au W8 (en anglais), ou plus mainstream au Netflix & Chill festival.

Découvrir des nouvelles pépites musicales : ce soir au Nieuwe Anita, dans un des plus anciens zoos d’Europe demain soir, ou en jouant aux pirates sur un bateau tout bleu du Nord avec l’amstellodamois pur souche Bernard Hering (suivi d’un set d’un chouette DJ français qui répond au doux nom de Captain Spank…).

Vous relaxer, et vous offrir du bon temps : de la méditation zen en silence et en plein air ce dimanche, un petit sauna en musique à la belle étoile pour les moins pudiques. Sans oublier des burgers, à la pelle, pour les plus gourmands !

Profiter de la nuit hollandaise, avec la Kiss all hipsters party au Bitterzoet, une nuit d’été dans un temple électro, de la trance dans l’église d’un village de hippies ou un festival dominical sur le sable du port industriel.

Bon week-end !

Semaine du 1er au 7 août

Anne a passé 3 jours en dehors du monde et de ses clameurs. Elle revient fraiche et dispose pour vous livrer par le menu ses considérations.

westerkerk

Conclusion numéro 1 : il faut bien manger.
Donc pour ca, autant aller danser la salsa demain soir au Food-hallen dans l’Ouest (plus logique qu’il n’y parait); se délecter sur NDSM ce week-end lors du festival NDSM Kookt (et en profiter pour faire la fête en musique ce dimanche, dans mon bien aimé Noorderlicht) ou si vos papilles ont de sérieuses inclinations pour les saveurs méditerranéennes, faites un tour au Pizza festival. Petit marché du quartier, en théâtre et musique, ce dimanche dans le parc de l’Ouest ou aprem BBQ sur une plage urbaine.

Conclusion numéro 2 : il faut se laisser porter.
Se laisser porter par la ville et ses surprises…
Pour les expats et autres amstellodamois : prendre soin de vous dans un petit salon de beauté tout en discutant esthétique et égalité des genres, vernis à ongles et conseils maquillage – ou juste décider d’y passer boire un café en écoutant de la bonne musique : c’est possible ! The Radical Fringe ouvre demain (13h-18h, vous y êtes bienvenus), et c’est une bonne nouvelle ! C’est un petit salon de coiffure/beauté dans l’Est, qui sera ouvert une fois par semaine, qui fonctionne sur donation uniquement et qui se veut un lieu politiquement engagé. Belle valeur ajoutée !
Réfléchir encore, pour les anglophones – une conférence organisée par Hackers & Designers aura lieu vendredi soir au Butcher’s Tears. Développeurs, designers et artistes seront invités à livrer leurs réflexions concernant l’impact du développement des activités digitales sur la réalité du travail. Quel avenir pour les open-sources ? Comment se définit l’identité professionnelle à travers des métiers comme celui de blogueurs (tiens tiens), d' »influenceurs » voire de « contributeurs »  ? Un événement qui malgré son sérieux promet une bonne dose d’humour et de grandes rasades de (bonne) bières !
Plus léger, et dans le genre improbable : mon rendez-vous dominical et hebdomadaire pour bien finir la semaine en sauna (pudique, s’abstenir !), feu de bois, musique et caravane !

Conclusion numéro 3 : rester inspirés.
Et pour cela, aller au cinéma plein air. Berlin Calling sur une plage urbaine (vo soutitrée nl), Rushmore de Wes Anderson (vo soutitrée nl) dans une ferme, ou se concentrer sur la programmation du Pluk de Nacht festival (vo soutitrée nl) dans ma friche bien aimée du Stenen Hoofd.
Se cultiver aussi, lors d’un événement arty et féministe (mais dans les bons sens des termes).
Ou pourquoi pas, apprendre le français ? L’école de français qui vient d’ouvrir sur nos canaux propose des séries d’ateliers pour adultes et enfants pendant tout le mois d’août – et les connaissant a priori on va aussi y rigoler !

Conclusion numéro 4 : dormir.
Et ca, ce sera compliqué cette semaine. Déjà parce que plusieurs concerts et soirées s’annoncent prometteurs : une soirée cosmopolite dans un parc avec la bande à Koen, les saints murs du Paradiso bruissants de rythme brésiliens, un souffle hispanisant dans le Vondel ou au zoo, du plein air en pagaille avec une « Booming hangout party« , une rêverie sur le sable, du hip-hop au bord de l’eau; et une line-up de nuit blanche dans un entrepôt.
J’ai même quelques plans pour vous évader de la ville – rencontrer John Talabot sur la grève à La Haye, se déhancher sur la musique euphorisante d’Ata Kak à Rotterdam, ou faire la fête en mode estival sur la mer du Nord.
En effet, les plus casaniers d’entre vous feraient mieux de s’en échapper ce week-end, de la ville et de ses festivités. Car deux rendez-vous annuels extrêmement attendus seront à l’affiche cette semaine et risque de tourner la ville sans dessus dessous :
– le Dekmantel Festival dans l’Amsterdamse Bos – et une miriade d’événements qui accompagneront son lancement dans la ville ce jeudi : une conférence-vernissage à l’Eye, une soirée Cabaret Voltaire et un passage de James Holden dans le splendide Muziekgebouw, ou encore Azymuth au Tolhuistuin
la gay pride, évidemment ! Rendez-vous incontournable d’Amsterdam, préparez-vous pour la parade et ses chars qui flotteront sur les canaux ce samedi (itinéraire ici). La ville toute entière se prépare à la fête mais voici en vrac quelques suggestions de soirées pour célébrer l’amour et l’égalité : centrale la soirée Make love not war (La Cage), Everybody is Gay sur le pont de mon bateau de hippies Odessa, Gaypride is Burning au Marktkantine ou bien plus mystérieuse la soirée Boy Scouts à venir.

 

Semaine du 4 au 10 juillet

Bonnes résolutions de l’été : la ponctualité.
Lundi 4 juillet, 13h40 – Anne s’attaque aux suggestions et compte bien les boucler avant 18h, cette fois. Ready ? Go !

Quelques rendez-vous à ne pas louper cette semaine, tout d’abord :
Julidans festival, qui se poursuit jusqu’au 10 juillet. Amoureux de danse contemporaine, ce festival est fait pour vous !
IFDA by night : un programme en marge du grand festival de documentaires, une série de projections à la nuit tombée à la Pakhuis de Zwijger (films en versions originales sous-titrées anglais). Moi j’ai jeté mon dévolu sur Driving with Selvi demain soir (soit la rencontre avec la première femme conductrice de taxi en Inde), The Chinese mayor mercredi, et A Syrian love story jeudi.
Over het Ij festival (8 au 17 juillet), soit du théâtre (en néerlandais/anglais donc) mais aussi de la danse, du mime, de l’art de rue, de la musique et… de quoi ravir vos papilles ! Dans une ambiance très bon enfant, ce festival annuel s’approprie les anciens containers du chantier naval. Vraiment à faire !
– Curieux et amateurs d’art contemporain, sachez enfin que l’Académie des Beaux Art d’Amsterdam (Gerrit Rietveld) présente du 6 au 10 juillet les travaux de fin d’étude des départements d’Architecture, Design, Fashion, Bijouterie, Textile, Photographie, Travail du verre, Céramique, Audiovisuel (etc). Les performances commencent dès 11h, et de nombreux événements sont attendus.

overhetij

Des jolis sons également – plutôt éclectiques car vous aurez compris que le  »chant » des possibles est plutôt large quand il s’agit de mes goûts musicaux :
– de la country qui tire sur le blues et le ragtime au Paradiso ce jeudi avec la venue de Pokey LaFarge.
– de la pop psyche qui fleure bon la samba, les rythmes brésiliens (mais pourtant teintée d’accord blues et de notes funk… oui, tout ca !) jeudi toujours au Mezrab
deux jours d’électro et de pop subtile, mais pas n’importe lesquels. Dans un petit lieu loin des grosses scènes bondées qui verra se produire des groupes locaux uniquement comme Bird on the Wire, soit une onde douce et onirique pour une plongée en profondeur dans le monde de la musique néerlandaise. Celle qui vaut vraiment le détour…

– de l’électro encore, mais orientale cette fois – et plus expérimentale – avec trois groupes venus de Chine pour un vendredi soir au café culturel De Ruimte (un de mes chouchous…)
– samedi enfin, on reste dans des sets plutôt expérimentaux (mais plus occidentaux) pour une nuit de folie au Studio K.

Poésie et histoires en tous genres
Welcome to the Playground (english evening) au Mezrab ce mercredi, pour les amoureux d’histoires, de slam et de poésie.
– une programmation plus ou moins similaire ce vendredi au Nieuwe Anita, mais où on risque de finir en poussant les tables pour danser.
– du théâtre, des histoires, des films et de la musique venus d’ailleurs pour finir la semaine en beauté dans l’un des plus chouettes jardins d’Amsterdam. Le festival annuel Citizens of Alkebulan fait souffler un vent venu d’Afrique dans la capitale hollandaise.

Se faire une toile
Dans le cadre de l’exposition Robby Müller (dont je vous parlais par là), l’Eye museum programme ce soir une projection du mythique Dancer in the dark.
Plein air ce sera un grand classique aussi ce vendredi, avec notre chère Audrey dans My Fair lady, projeté à l’Est pour quelques euros seulement.

Pas commun
Connaissez vous Odessa ? Pas la ville non – le bateau amarré dans notre ville ? Moi non plus mais il me tarde de monter à bord.
Régi par une communauté, ce lieu organise toutes sortes de festivités, ateliers et performances dans un esprit très hippie-healthy-vegan&yoga (et je le dis sans me moquer – avec curiosité !). Cette semaine par exemple, vous pourrez y aller danser jusqu’en perdre haleine jeudi lors d’une rencontre d’extatic dance (je vous avais pas mal parlé de cette tendance l’été dernier, vous vous rappelez ?). Et dimanche par exemple ce sera toute une journée  »Healing vibrations » avec spa sur le quai, lunch & dinner, concerts, jam sessions et workshops.
Odessa

Soirées, festivals etc.
– commençons par deux événements que je ne sais pas trop où caser : une rooftop session toute en musique vendredi soir au Skylounge (pas trop mon style, ni de lieu ni de musique – mais la vue vaut absolument le détour !) et de la salsa en plein air au bord de l’eau ce dimanche.
– plein air : un régal pour les gourmands ce week-end dans un parc d’Amstelveen (et l’entrée est gratuite), BBQ et hiphop au Tolhuistuin pour fêter le week-end, célébrer l’été sur l’immense terrasse d’un des bars les plus cools d’Amsterdam, se téléporter à Séville depuis une ferme urbaine qui organise sa feria (paella, churros, tapas, cava, burrito et cerveza étant bien sûr de la partie !) et enfin gouter plein de bières locales en musique et bonne humeur au nord, ce samedi.
– pour mes oiseaux de nuit, je suis moins inspirée que d’habitude… Jetez un coup d’oeil au School bien sûr et sa  »Zomernacht ». Sinon le Radion, le Cruquiusgilde et le Marktkantine sauront très certainement vous divertir.

Sportifs de tout poil
Courir en équipe et pour la bonne cause, ce sera possible dans le Vondelpark ce dimanche. Si vous êtes un sportif plus spectateur qu’acteur vous pouvez aussi vous intéresser, entre deux étapes du Tour de France, aux Championnats européens d’athlétisme qui se déroulent sur Amsterdam.

Et dans le genre  »événements qui me restent sur les bras », on a : le petit marché de créateurs et de bonne bouffe du dimanche à la Westergasfabriek, ou plus philosophique – ontologique ? – l’expo Once in a Lifetime, dans la si belle Oude Kerk, qui vous invite à une introspection sur votre vie et qui propose tous les samedis une visite/rencontre itinérante.

Il est 18h30, nous sommes toujours le lundi 4 juillet – et à peu de choses près j’ai rempli ma mission.
Sur cette grande satisfaction, je vous souhaite une excellente semaine ! 🙂

Semaine du 28 juin au 3 juillet

[28 juin]
Alors alors…. Par où commencer ? L’été se pointe – parait-il, et avec lui son lot de joyeusetés. Du coup, j’suis un peu débordée, vous m’excuserez.
Parce qu’aussi voilà, j’ai passé pas mal de temps à m’balader pour accoucher de mon nouveau bébé projet. Et c’est ainsi un peu émue que je vous diffuse en exclu les premières images… de notre VLOG. Je laisse le suspens monter un peu jusqu’à la diffusion de l’épisode 1, mais si je devais parler par mots-clés je dirais : vidéos + Amsterdam + rencontres + quartiers + en français + Hanneke votre guide. Allez, maintenant, je vous laisse mariner… 🙂

Et en attendant, donc, voilà de quoi vous occuper :

Si vous voulez me suivre dans notre jungle urbaine cette semaine, il vous faudra : apprécier plusieurs airs de jazz à la Bimhuis ce soir, faire un tour dans l’Ouest à Mountain Network pour un peu de grimpe, assister au spectacle de danse de l’éclectique français Christian Rizzo, passer sur le Keizersgracht pour l’inauguration de la nouvelle Ecole de français, planer sur les notes rockeuses, psychées, new-waves, folks – peut-on encore les décrire comme expérimentales ? – d’un groupe mythique au Melkweg ce samedi soir : The Brian Jonestown Massacre. Puis vous pourrez me retrouver au School en train de célébrer l’été en dansant jusqu’à l’aube. Et pour bien finir la semaine, vous me trouverez dans le jardin de récup d’un café du Nord – dans lequel se cache une caravane et un sauna dedans, un  »hot-tub » et un feu de camp et même de la musique sous les étoiles [pudiques : s’abstenir].
Donc voilà ca, ce sera ma semaine à moi…
Je sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce moment, je me sens d’humeur joueuse : alors à demain pour un programme plus détaillé !

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INTERLUDE

[30 juin]
Situation initiale.
8h30 – 12h30 Anne finissait presque les suggestions de la semaine. D’humeur joyeuse et généreuse, un poil coupable de ne pas l’avoir rédigé en temps et en heure, elle vous en avez concocté un sacré programme et une belle tartine de bonnes excuses pour que vous la pardonniez.
Elle vous parlait de développement durable, de concerts, de notes en tous genres, classiques, marocaines, punk, new waves et folks. Elle vous parlait de vernissages, improbables pour certains et même de celui qui la laissait sceptique – parce que c’est très branché de rapatrier vite fait bien fait les grafs intramuros – mais ontologiquement c’est problématique non : quid du  »street art » si l’art de rue s’expose en galerie ? Elle vous parlait ciné pour expats et voyages dans le temps et l’espace, de son amour très très modéré pour Mélanie Laurent, de la si jolie Felix Méritis, comparait Pluk de Nacht – dont le lancement sera un peu spécial cette semaine – au plein air à la Villette, partageait des perspectives sur les questions d’identités, de constructions sociales et anthropologiques, d’immigration – des thématiques tellement actuelles qu’abordées cette semaine dans une expo, par une compagnie de théâtre anglophone et en story-telling (bon pour ce dernier le détour se faisait par la Grèce antique – mais dans l’idée on reste dans le thème et surtout, elle prenait le temps de bien développer le lien !). Elle s’émoustillait d’un lieu qu’elle ne connaissait pas (!), s’extasiait du programme du Julidans festival et du language des corps qui transcende les langues, vibrait comme une gamine rêveuse à l’idée d’aller visiter un bateau qui s’appelle La Nef des fous et de suivre des conteurs et musiciens dans un jardin. Et après avoir conclu la rubrique  »art et culture », elle allait s’attaquer à la liste de ses  »insolites » et au programme des belles soirées.

Jusqu'ici tout va bien

12h35 – Elément perturbateur – pour ne pas dire DRAME ! Alors qu’elle fouille dans la cuisine en quête d’un broodje au fromage bout de concombre & d’un p’tit croque dans une tomate bio, son ordi – quel loustic celui-là ! Et quel sens inné du suspens ! – décide de lui faire une blaguounette, de s’éteindre subito, et de mettre son légendaire sens de l’humour à belle épreuve en nonchalamment ignorant l’option  »sauvegarde automatique ».

no comment
12h35 – 13h  Péripéties : hurlements de fureur maitrise extrêmement louable de pulsions extrêmement violentes envers le plaisantin, recherche frénétique, fébrile, survoltée d’un paquet de cigarettes de solutions en ligne (mais la quête s’avère vouée à l’échec). Echanges de gifs consolateurs. Acceptation – résignation – éloge de la résilience – sourires timides (presque).
Journal de 13h sur France Inter.

 

13h20  Dénouement : Anne reprend contrôle d’elle même le fil. Trouve une parade. S’attaque comme si de rien n’était aux rubriques  »Insolite » et  »Pour faire la fête ».
La culture toute façon tout le monde s’en fiche non ? lol
(oui, lol.)

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Insolite
(genre, l’air de rien)

Cette semaine les français d’Amsterdam seront à l’honneur : vous pourrez faire la fête avec la mafia française d’Amsterdam ce vendredi, ou comme je le disais aller célébrer l’ouverture d’une nouvelle Ecole de français (j’ai hésité sur la classification de cet événement, puis j’ai pensé : être heureux de retourner à l’école, ca a le mérite d’être insolite non ?) qui déjà fourmille d’initiatives, ateliers et mille projets trop cool.
Vous pourrez aussi : danser le rockabilly ce samedi – ou le tango, la salsa, la danse africaine ou le lindy hop sur le terrain du Stenen Hoofd ; faire un sauna avec vue depuis la terrasse de l’incroyable Volkshotel, ou faire la fête avec des musiciens et des circassiens sous un chapiteau dans le port industriel. Et pssst, pour les filles à qui on ne présente plus Etsy, sachez que ce samedi il y aura une convention Etsy, avec des ateliers et plein de créateurs

Soirées et festivals
(pour les concerts, cliquez tout azimut sur les liens de la section INTERLUDE chapitre »situation initiale »)

Ce jeudi vous pourrez faire la fête avec des locaux dans un bar-salon de coiffure, tout le week-end profiter de superbes lines-up au School qui annoncent l’été, et même de la terrasse en journée. Les festivaliers ont déjà leurs tickets pour le PITCH alors que les moins main-stream se rendront au Noorderlicht pour souffler un gateau avec 10 bougies dessus, au OCCII pour une danse endiablée, ou assez loin dans le port dans le village hippie de Ruigoord. En famille ce sera plutôt vers l’Est que vous vous dirigerez ce samedi, voire ce dimanche. Soiffards amoureux de houblon, vous aurez plusieurs options : l’Amsterdams Bier festivalletje ou l’Oedipus International Beer festival.

16h20 – Situation finale. M’en vais courir sous la pluie.
Bonne semaine à tous !